Innover pour faire face à la crise : des propos de bon sens contrariés par les biais cognitifs.

Christensen, référence de l’innovation, l’a établi : face à des changements majeurs en vue, ou des crises en cours, les entreprises dans leur grande majorité ne vont pas surréagir. Au contraire elles vont temporiser, geler leurs décisions. C’est ce que je nomme le « syndrome du Titanic ».

Sans être exhaustif, sont à l’œuvre dans de tels cas dans les organisations : les biais d’ancrage, d’aversion à la perte, de statut quo. Ajoutons les biais mentaux des décideurs (cf. les Modèles Mentaux, P Silberzahn) : nous avons un cocktail de freins importants pour innover et changer. Sibony mentionne que pour 800 dirigeants interrogés le risque d’investissement est accepté s’il a 4 chances sur 5 de réussir. Au quotidien, les témoignages d’intrapreneurs et autres acteurs de l’innovation illustrent ces effets.

La crise en cours renforce la mécanique des biais et leurs effets négatifs, cf Kodak en son temps, et bien d’autres.
Limiter leur effet est néanmoins possible. La 1e étape est une prise de conscience à tous les niveaux à commencer par les dirigeants eux-mêmes. Et parfois, pour certains modèles mentaux, il n’y a qu’une étape…


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Bruno Lenoble, Post LinkedIn, Juin 2020